Yearly Archives - 2020

Discours du Président Talon sur l’Etat de la nation

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale

Mesdames et Messieurs représentant la Nation béninoise,

C’est avec honneur et enthousiasme que je me fais à nouveau le devoir de vous entretenir sur l’état de notre Nation.

Comme vous avez pu l’observer, j’ai fait cette année, le choix d’aller au contact de nos mandants, pour leur rendre directement compte de notre parcours commun durant ces cinq dernières années.

À quelques mois de la fin du mandat qu’ils m’ont accordé pour orienter et conduire notre action commune en vue de notre épanouissement commun, c’est devant vous que je voudrais solennellement présenter la photographie de notre pays dans les domaines essentiels de notre vie en communauté.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

En dépit de la pandémie du Covid-19 qui n’a épargné aucun pays, le Bénin va plutôt bien, même si nous devons poursuivre nos efforts en vue de satisfaire l’essentiel de nos besoins de base. Quand on a été très mal et qu’on commence à aller mieux, avec la certitude d’aller bientôt très bien, n’est-il pas de bon ton d’affirmer qu’on va déjà bien ?

Non pas pour se satisfaire du peu, mais plutôt, pour entretenir, voire renforcer ce qui a permis d’aller mieux. Nous pouvons oser le dire, dans tous les domaines, notre pays tient désormais le bon bout.

L’Unité Nationale, notre Unité, qui nous caractérise depuis fort longtemps déjà, demeure aujourd’hui encore un acquis intangible qui nous permet de préserver la paix et de rétablir très vite notre concorde, quand il nous arrive par moment de nous chamailler.

Nos libertés fondamentales, compatibles avec notre vie en communauté et notre développement demeurent, elles aussi, intangibles même si nous avons dû, pour l’intérêt général, renoncer à certaines de nos faiblesses que nous confondions avec la liberté.

Le constat est de la même portée en ce qui concerne notre démocratie qui, expurgée de ses travers, nous permet désormais de ne plus laisser une minorité initiée et privilégiée, prendre en otage tout le peuple innocent et mal informé.

Au plan sécuritaire, notre protection contre le terrorisme international est satisfaisante et l’insécurité dans nos villes, nos villages et sur nos axes routiers, recule de façon significative.

Au plan sanitaire, notre indice de satisfaction demeure faible, même si le personnel dédié est désormais plus disponible. Il nous faudra encore patienter quelques temps pour constater les effets de nos efforts.

La dynamique et les investissements en cours permettront sous peu d’offrir à chacun de nous, y compris les plus démunis, une prise en charge sanitaire convenable. Notre cadre de vie est de plus en plus assaini et se modernise de manière remarquable. Nos quartiers de villes, notamment des grandes villes dans un premier temps, commencent par afficher une image plaisante et surtout propre ; ce qui n’était plus le cas depuis plusieurs décennies.

L’eau potable est désormais à la portée de deux béninois sur trois, sachant qu’avec la dynamique en cours dans ce secteur, la quasi-totalité de nos compatriotes disposera de ce bien élémentaire avant la fin de votre mandat, Monsieur le Président. Tel est l’état des lieux en ce qui concerne également l’énergie électrique.

À l’instant où je vous parle, notre pays produit par lui-même, la moitié de nos besoins actuels et sera totalement autosuffisant d’ici 18 mois. La qualité et la stabilité du courant électrique présentement distribué laissent encore à désirer en raison du sous dimensionnement et de la vétusté du réseau de distribution. Cette situation encore très préjudiciable pour le peu d’entre nous qui disposent d’une connexion électrique, ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir au vu des investissements en cours.

Quant aux autres biens de connexion que sont l’internet et le téléphone, ils demeurent un rêve pour un grand nombre de nos concitoyens et ceux d’entre nous qui en disposent ne sont pas pour autant satisfaits de la qualité du service.

Mais les travaux d’extension visibles ici et là et le retour imminent de Bénin Télécoms, tel que nous savons le faire désormais, ne manqueront pas de combler nos attentes d’ici à 2023.

S’agissant des liaisons routières entre nos régions, nos communes, nos quartiers de ville et villages, notre patrimoine a atteint un niveau d’envergure qui nous émerveille nous-mêmes.

Le rythme et la qualité des travaux en ce qui concerne aussi bien les routes revêtues que les routes en terre et les pistes rurales, permettent désormais à chacun d’avoir la certitude qu’il verra de ses yeux ce qui lui paraissait, il y a peu, comme un luxe lointain, voire improbable.

Dans le domaine des infrastructures administratives, marchandes, socio-culturelles et sportives, notre pays est en passe de disposer d’un patrimoine considérable dont le rythme de réalisation est désormais à la hauteur de nos besoins.

Dans le secteur éducatif, notre situation demeure globalement préoccupante.

Même si le taux de scolarisation de nos enfants paraît de plus en plus satisfaisant, la couverture de nos besoins en infrastructures et surtout en enseignements demeure insuffisante à tous les niveaux.

Mais notre faiblesse la plus préoccupante dans ce secteur vital pour notre présent et surtout pour notre avenir, est d’ordre structurel.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, notre système éducatif forme la plupart de nos enfants au chômage et n’offre pas à notre économie la main-d’œuvre qualifiée dont elle a besoin pour se développer et créer de la richesse.

Il urge de remédier à cela en remplaçant la majorité de nos établissements secondaires et universitaires actuels par des collèges, des lycées et des écoles supérieures techniques et professionnels.

Cette réforme est déjà engagée, Monsieur le Président.

Elle sera bientôt popularisée, sachant que des investissements massifs sont déjà en cours de mise en œuvre dans ce cadre.

En ce qui concerne notre secteur économique, c’est-à-dire l’agriculture, l’industrie, le commerce, le tourisme, l’artisanat, la production artistique, culturelle, ludique et sportive, ainsi que les services, la tendance est remarquablement haussière et résiliente.

Notre environnement économique dispose désormais des atouts permettant l’investissement national et international créateur de richesses et d’emplois.

Notre port, notre aéroport, nos routes, l’énergie électrique, l’eau, l’internet, nos infrastructures marchandes, tout cela en cours de développement et de modernisation ajouté à nos lois et règlements d’une attractivité sans pareille, sont pour nous autant de facteurs de développement économique désormais certain.

En outre, le sous-secteur des petites et moyennes entreprises, les artisans et les exploitants agricoles bénéficient depuis peu, d’importantes lignes de financement et de garantie.

Quant à l’emploi, il est à noter que le taux de chômage reste élevé malgré le grand nombre d’emplois créés dans notre pays ces dernières années, aussi bien dans le secteur public que privé.

Mais l’espoir du plein emploi est désormais permis à moyen terme, en raison de notre nouvelle dynamique globale et surtout de notre nouvelle vision éducative.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

Ce qu’il me plaît surtout de souligner pour mieux caractériser l’état de notre Nation, c’est notre nouvel état d’esprit.

En effet Monsieur le Président, il est heureux de constater que nous avons vaincu nos démons et réussi à opérer des réformes difficiles visant à changer nos habitudes.

Nous avons réussi à instaurer une gouvernance qualitative des affaires publiques axée sur l’éthique et la responsabilité.

Hier, le Bénin en proie à la corruption et à l’impunité endémique, s’illustre aujourd’hui dans une lutte implacable contre ces fléaux et le bien public est davantage respecté.

Nous avons cessé de dilapider nos ressources qui sont désormais consacrées à la construction de notre pays.

C’est le lieu pour moi de vous féliciter, mesdames et messieurs les députés, pour la part essentielle que votre institution prend dans cette œuvre de retour de la morale dans l’action publique.

En effet, il a été observé avant 2016, que le vote de certaines lois majeures comme le budget général de l’Etat ou encore la tenue de sessions extraordinaires, donnaient lieu à de honteuses transactions financières sans lesquelles le Parlement n’était pas disposé à jouer son rôle.

Ces pratiques qui n’honorent pas la démocratie sont désormais révolues et cela ne vous empêche pas de vous acquitter admirablement de votre mission. Au contraire, vous travaillez plus que par le passé.

De manière générale, le personnel politique et administratif au service de notre Nation se comporte de mieux en mieux. Nous avons globalement réussi les changements d’habitude les plus inespérés. Un nouveau vent de concorde, de progrès et d’espérance semble porter chacun de nous. Le dialogue, la recherche de consensus et la persuasion ont même trouvé place dans la mise en œuvre des réformes les plus difficiles. Cette dynamique s’illustre jusque dans le champ religieux réputé pour perpétuer les divergences. Ce fut le cas avec l’Eglise protestante méthodiste du Bénin dont la crise durait depuis une vingtaine d’années et qui aujourd’hui, a retrouvé son unité grâce à notre capacité et notre détermination collectives à relever tous les défis qui entravent notre bien-être et notre cohésion sociale.

Ce fut également le cas avec l’Union islamique du Bénin dont la cohésion a été restaurée dans les mêmes conditions. C’est dire Monsieur le Président, que notre nouvel état d’esprit nous permet désormais d’entreprendre avec confiance tous les changements et toutes les actions qui nous paraissent nécessaires à notre épanouissement commun. C’est grâce à ce nouvel état d’esprit que nous avons également entrepris de réformer notre système politique et que, malgré les heurts et les difficultés, nous sommes en passe de réussir ce challenge. C’est en effet avec ces nouvelles règles d’organisation des partis politiques et des compétitions électorales que les élections communales de mai 2020 ont eu lieu, favorisant une grande cohésion au sein des conseils communaux et augurant de fait, d’une plus grande qualité de l’action publique.

Le prochain grand rendez-vous pour éprouver ces nouvelles règles, c’est la présidentielle d’avril 2021, à l’occasion de laquelle je ne doute pas que nos compatriotes auront le choix entre plusieurs projets de société. Ce sera alors la fête de la démocratie, plus que jamais au service du développement durable de notre cher pays. Il apparaît donc clairement que la Nation béninoise s’affirme, ose et réalise des prouesses au mérite commun de l’ensemble de notre peuple.

En effet, en moins de cinq ans, nous avons compris que la construction d’une nation moderne, forte, résiliente, respectée dans le monde, passe par le travail acharné dans la rigueur, le sérieux et l’ordre.

De fait, nous avons repris confiance en nous-mêmes et nous nous sommes remis au travail avec abnégation et sérieux.

Ainsi, notre pays n’est plus un pays très pauvre à faible revenu. Il est passé en 2020, dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire.

Les effets d’un tel engagement collectif étant de plus en plus visibles, le Bénin est cité et respecté à l’international et nous avons retrouvé notre dignité.

Nous sommes un peuple de plus en plus fier et optimiste quant à son devenir, un peuple convaincu enfin, que la damnation n’est pas son sort et que les progrès qui ont été possibles ailleurs le sont également sur ses terres.

Cela, je l’ai ressenti tout au long de ma tournée de reddition de compte et je voudrais nous inviter à en faire notre viatique.

En un mot, ces années écoulées depuis 2016 marquent une réelle renaissance de notre pays.

L’ampleur de nos réalisations est telle que, plus que par le passé, nous sommes convaincus qu’à force de volonté et de détermination, tous les challenges sont à notre portée.

Désormais, nous sommes maîtres de notre destin et nous entendons bien l’assumer pour prouver à nous-mêmes ainsi qu’au monde, que nous sommes capables du meilleur. Cette détermination est appréciée par la communauté internationale qui ne cesse de nous apporter son soutien.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

C’est cette certitude de renaissance de notre pays que je souhaitais partager avec vous ainsi qu’avec l’ensemble de nos compatriotes en cette fin d’année 2020.

Je vous remercie.

COOPERATION -BÉNIN-IFC : Le Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, M. Abdoulaye BIO TCHANE en mission aux États-Unis d’Amérique

COOPERATION -BÉNIN-IFC :

Le Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, M. Abdoulaye BIO TCHANE en mission aux États-Unis d’Amérique a tenu une séance de travail ce mercredi 17 décembre 2020 avec le Vice-président de la Société Financière Internationale (IFC), M. Sergio Pimenta à l’Ambassade du Bénin à Washington, DC. Il s’agissait pour les deux personnalités de faire le point de la coopération entre le Bénin et la SFI et d’explorer les perspectives de projets futurs.

L’Ambassadeur du Bénin près les États-Unis d’Amérique, M. Jean-Claude do Régo et l’Administrateur du Groupe Afrique II à la Banque Mondiale, M. Alphonse Kouagou ont également pris part à cette rencontre.

La Société Financière Internationale (IFC) est une Institution du Groupe de la Banque Mondiale.

De gauche à droite : 1-M. Alphonse KOUAGOU,2- M. Abdoulaye BIO TCHANE, 3- M. Sergio Pimenta, 4- M. Jean-Claude do REGO

4 ans de mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG), Découvrez le bilan synthétique d’étape

Lancé dl 16 décembre 2016 au Palais de la Marina, le « Bénin Révélé », Programme d’Actions du Gouvernement du Bénin est un programme de développement structurel de 9039 milliards de FCFA, assis sur trois piliers majeurs et élaboré pour la période de 2016 à 2021.

Ce mercredi 16 décembre 2020, date anniversaire de l’AN 4 du lancement du PAG, le présent document de synthèse portant sur l’état de la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement vous est mis à disposition pour vous permettre de revisiter les grandes reformes et actions intervenues au plan national dans tous les domaines depuis 2016.

*Retrouvez sur ce lien en lecture et en téléchargement libre, le bilan synthétique d’étape du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) =>* https://www.gouv.bj/actualite/1069/

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Récapitulatif de la 1ère phase de la tournée du Président Patrice TALON

Le président Patrice TALON a effectué du jeudi 12 novembre au samedi 12 décembre 2020, la première phase de sa tournée de reddition de compte dans les communes du Bénin.

Fidèle à sa méthode de gestion rationnelle des ressources publiques, la délégation présidentielle sous l’impulsion du Chef de l’État, a sillonné l’ensemble du territoire national du nord au sud uniquement par voie de terre.

En somme, à la *date du samedi 12 décembre 2020, et après 4 semaines pour le compte de la première phase de sa tournée, le Président Patrice TALON a parcouru au total plus de 6801km, sillonné les 12 départements du Bénin et visité 60 communes* en y rencontrant à chaque fois ses concitoyens afin de leur rendre compte de l’action de son gouvernement depuis avril 2016.

*Tous les détails sur cette première phase de tournée disponibles* sur => https://www.gouv.bj/actualite/1067/

Retrouvez :

– les *photos officielles* classées par album et par étape de la tournée en *téléchargement libre* sur :  https://www.flickr.com/photos/presidencebenin/collections/72157717146034896/

– les *vidéos officielles* de la tournée sur : https://www.youtube.com/watch?v=vKXDUBjiTqw&list=PL6nGRnf5v3jiR2tL-Dk4TsCdCWM6MCLMw

– les *articles de la campagne « Destination Bénin » de promotion de chaque commune* sur :  https://www.gouv.bj/actualites/tourneepr/

– les *articles compte rendu par étape de tournée* sur : https://www.gouv.bj/actualites/tourneepr/

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Abomey-Calavi, au cœur de la plus grande cité estudiantine du Bénin, symbole des projets pharaoniques du gouvernement.

Bienvenue à Abomey-Calavi, la cité hospitalière de Fofo Djaka.

Bienvenue dans la commune qui abrite et donne son nom à la plus grande université du Bénin, l’Université d’Abomey-Calavi !

Bienvenue à « Agbomin kan dô fi », la commune du Sud-Bénin qui tire son nom de l’expression de ses fondateurs qui ont voulu continuer de clamer haut et fort leur appartenance et leur attachement à Abomey, leur origine qui se situe au centre du Bénin et au cœur du célèbre royaume du Danxomè.

“Abomey-Calavi” est en réalité le résultat de la francisation de « Agbomin kan dô fi » qui signifie en langue Fon,  « Une portion d’Abomey s’est coupée et s’est établie ici ». Abomey-Calavi est donc cette portion du peuple, de l’histoire et du patrimoine culturelle d’Abomey qui a fait l’option de vivre en dehors et loin d’Abomey tout en préservant cette origine dans son identité.

La commune d’Abomey-Calavi est située à 18 kilomètres environ, au Nord de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Angelo Evariste AHOUANDJINOU en est le Maire depuis le début de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation au Bénin. D’après le recensement général de la population de 2013, cette commune est la deuxième commune la plus peuplée du Bénin juste après celle de Cotonou et elle est aussi la deuxième commune du département de l’Atlantique en termes de Superficie. Ces deux attributs lui valent d’être qualifiée à juste titre de “cité dortoir” en raison de ce qu’une très grande partie des animateurs de tous les secteurs de la vie de la capitale économique du Bénin qu’est la ville de Cotonou, y logent. Pour les générations de bacheliers qui se sont succédé depuis 1969, année de création de l’université du Dahomey, à l’an 2000, Abomey Calavi était aussi la destination obligatoire pour les bacheliers de divers horizons qui aspiraient à un cursus universitaire et qui ne pouvaient aller à l’extérieur.

Dans le concert des cadres, personnalités et célébrités du Bénin, la commune d’Abomey Calavi rayonne aussi avec des noms tels que celui de l’artiste GG Lapino, ceux du Professeur Victor Prudent TOPANOU et de l’honorable Patrice Agbodranfo Nobimè , du colonel Bertin BADA, Directeur du cabinet militaire du Président de la République ou encore avec ceux du Promoteur Culturel et désormais acteur politique Alain VIGAN et de  Cressan AGOSSOU, le chargé de Mission du Président de l’assemblée Nationale du Bénin deux porte-étendards de la jeunesse d’Abomey-Calavi.

*La découverte d’Abomey-Calavi s’offre à vous sur*  => https://www.gouv.bj/actualite/1064/destination-benin—abomey-calavi-coeur-plus-grande-cite-estudiantine-benin–symbole-projets-pharaoniques-gouvernement./

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : OUIDAH, la terre hxuéda, ville à vocation historique, culturelle, cultuelle et touristique

Ouidah est la terre natale du Président Émile Derlin Zinsou et aussi la ville d’origine de l’actuel Président de la République du Bénin, Patrice Talon. Elle a aussi bercé les ministres Adjovi Séverin; Francisco Marius ; Marcel de Souza ; Roger Gbégnonvi (professeur d’université) ; les députés Mathieu Adjovi ; Nahum Eleazar ; Tessy Cuthbert ;  professeur Honorat Aguessy (l’un des tout premiers docteurs en sociologie en Afrique noire) ; Célestine Adjanonhoun ; ainsi que Angélique Kidjo, diva et ambassadrice de la musique béninoise pour ne citer que ces personnalités-là.

Ouidah est demeuré un territoire où les pratiques ancestrales communément appelées vodoun sont vivaces. Elle est le berceau mondialement reconnu du vodoun et sert de lieu de pèlerinage annuel aux congrégations vodoun du monde, grâce à la journée du 10 janvier instituée en république du Bénin, sous la présidence de son Excellence Nicephore Soglo et dont le décret fut pris par feu Général Mathieu Kérékou

A la base, les habitants de Ouidah avaient installé, vénéré et transmis sur plusieurs générations la divinité Dangbé (Python) comme divinité principale de Kpassè.  Aujourd’hui Dangbé est vénérée par 3 grandes familles dans le temple des pythons. Il s’agit des familles…

*La découverte de Ouidah vous est offerte sur* => https://www.gouv.bj/actualite/1055/

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : PORTO-NOVO, condensé d’histoire et de culture où la fête adoucit les moeurs.

Au Sud – Est du Bénin, à 30 km de Cotonou et à 12 km de la frontière du Nigéria, se trouve « un pays », partagé entre lagune et terre, dont le nom, l’architecture et les reliques évoquent encore le passage des Portugais. Porto-Novo (nom promu par les explorateurs et les colonisateurs européens), ainsi baptisée en 1730 à cause de sa ressemblance avec la ville de Porto.

Pour parler de ce « pays-là », il suffirait de regarder du côté de ses enfants. Avec eux, il y a peu de place pour les situations conflictuelles qui s’enracinent au point d’occasionner des déchirures profondes dans le tissu social. Les différends peuvent naître rapidement mais ils meurent aussi rapidement qu’ils sont nés, noyés dans un verre de bière ou de vin de palme local (Sodabi) accompagné d’un plat de viande de porc bien assaisonné au piment découpé avec de l’oignon.

Déjà, sa principale langue, le Goungbé est à la fois « amusante », et experte en matière de taquineries. Elle est autant habile à fabriquer des moqueries, des insultes que les blagues mondaines qui retiennent votre attention, décrochent votre sourire et font chuter quelque tension que ce soit. Elle parle vite et oublie vite et peut – être que cette langue, émanation de la culture mixée fon, ayizo, yoruba influence profondément et caractérise les Porto – Noviens comme des personnes parfois impulsives mais non-rancunières. C’est peut-être aussi pour ça que la terre des Ayinonvis, est un lieu d’amitié.

Porto-Novo, Adjatchè pour les yorubas, Hogbonou pour les fons les gouns et les ayizo, la ville aux trois noms est à elle seule comparable à un « pays » tout entier car comme le véhicule la pensée collective, Porto-Novo, on peut y rencontrer toutes choses, allant des plus ordinaires aux plus inimaginables ; des plus précieuses aux plus loufoques. Il se dit : « À Porto-Novo, la folie peut vous croiser en plein jour au marché Ouando ». Mais le plus important à savoir sur cette commune puisqu’il s’agit bel et bien de l’une des trois communes à statut particulier que compte le Bénin à la date d’aujourd’hui, c’est que ses filles et fils s’harmonisent autour d’un concept « Adjachè oni bajè » ou « Hogbonou ma gan gblé » traduit littéralement, « Porto-Novo demeurera Porto-Novo », la ville ne connaîtra jamais la déchéance.

La commune de Porto-Novo est limitée par Akpro-Missérété, Avrankou et Adjarra au Nord, Sèmè-Kpodji au Sud, Adjarra à l’Est et Aguégués à l’Ouest. Elle est divisée en cinq arrondissements et actuellement, Charlemagne Yankoti en est le maire. En dehors des Gouns et des Yorubas qui constituent plus de 80% de la population, on retrouve les ethnies Ajas, Toffins, Minas, Sèto, Tori, Dendis, Lokpas etc..

Autrefois, Porto-Novo a été un grand royaume à coté de Abomey. Fondé au cours du XVIe siècle par des princes Ajas partis d’Allada, après la prise d’Allada par le royaume d’Abomey, Hogbonu aura connu successivement les rois Hufon (1794 – 1807), Ajohan, Tofa I, Hweze, Toyon, Meyi, Soji, Mikpon, Mesi II, Tofa II (1874 – 1908). Au XVIIIe siècle, la ville connaît un essor commercial non négligeable grâce à sa proximité avec l’océan atlantique sur lequel elle ouvre un port de plus en plus prospère. Elle est utilisée comme débouché par le royaume d’Oyo. En 1863, le roi Soji signe un premier traité de protectorat avec les Français ; puis un second en 1882 survient avec le roi Toffa 1er et marque l’installation de l’administration coloniale française. Les Français créent la colonie du Dahomey, dont Porto-Novo devient la capitale. Son statut de capitale confirmé même après l’indépendance du Bénin en 1960, la ville abrite de grandes institutions politiques dont entre autres l’assemblée Nationale logée au Palais de Gouverneurs, (lieu à caractère hautement symbolique et politique dans l’histoire nationale, pour avoir servi de cadre pour la proclamation de l’indépendance nationale) qui en attendant la construction du nouveau site, continue d’abriter l’activité parlementaire. On y retrouve aussi les sièges du Médiateur la république, de la Cour suprême ainsi que celui de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). Les Archives Nationales et la Bibliothèque Nationale du Bénin sont également implantées dans cette commune.

A Porto-Novo, on peut visiter plusieurs des lieux significatifs comme le musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé, le musée Honmè et le musée da Silva des arts et de la culture afro-brésilienne ; le Palais du roi Toffa 1er et celui du roi des Yoruba (Aladjachè) ; le couvent des Zangbeto Kpakli yao ; la mosquée centrale à l’architecture de type afro brésilien dans le grand marché du 1er arrondissement ; le centre Songhai, reconnu en Afrique comme un centre de formation et un incubateur en production agro pastorale etc…

Parmi ses hommes qui se vêtissent de modèles locaux Boumba ou agbada fait d’Atcho oké, coiffés de leur chapeau Gobi tenu droit ou penché sur le côté, et ses femmes en pagne tissé, noué, sous leur Guélé (Iwé-éri), on rencontre souvent des visages diversement scarifiés et fiers de leur identité.

Malgré l’arrivée presque invasive des tendances urbaines, Porto-Novo continue de porter vers le monde, ses rythmes originaux comme AkoNhoun, Adjogan, Kaka, Djègbé, Eyo, Massègohoun et des groupes comme le ballet de la capitale, Ashakata exposent dans leur travail, la richesse de ces rythmes et danses.

Cette ville aura engendré une flopée d’hommes et de femmes valeureux dans divers domaines d’activité surtout la culture et la politique.  Marc Tovalou Quenum (1887-1936), avocat, écrivain et panafricaniste ; Paul Hazoumé (1890-1980), ethnologue, écrivain et homme politique ; Agoussi Wabi (1899-1941) et Albert Idohou (1902-1941), compagnons de la Libération ; Louis Ignacio-Pinto (1903-1983), homme politique et juge à la Cour internationale de justice de La Haye ; Samuel B. J. Oshoffa (1909-1985), fondateur de l’Église du christianisme céleste ; Sourou Migan Apithy (1913-1989), homme politique et ancien président ; Solange Faladé (1925-2004), psychanalyste ; Paulin Soumanou Vieyra (1925-1987), cinéaste ; Colette Sénami Agossou Houeto (1939-), poète et ministre béninoise ; Adrien Houngbédji, Ministre et chef du parlement béninois à plusieurs reprises;  Gaston Zossou, Ministre de la république ; Marcelline Aboh (1940-2017), actrice ; Noureini Tidjani-Serpos (1946-), écrivain et haut fonctionnaire  ; Adelaïde Fassinou, femme de lettres ; Agnès Agboton, femme de lettres ; Patrick Lozès, homme politique et militant ; Anicet Adjamossi, footballeur ; Dehoumon adjagnon dit Baba Yabo, Mister Okeke, Tola Koukoui, metteur en scène, Alougbine Dine, metteur en scène et Fondateur de l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin, Habib Dakpogan, romancier etc…

En matière de culte, la ville cosmopolite présente une diversité non négligeable favorable au syncrétisme au sein de la population. Les religions importées (chrétiennes et dérivées ainsi que celle musulmane) y sont établies aux côtés de couvents de Zangbéto dont Porto- Novo est le berceau et le siège (Zangbéto Kpakli yao), le Oro, et le culte Kuvito (Egungun) dont le rythme s’exécute avec la série des tam-tams Talking drum (Iya ilou et Omilé) et Ayogo.

Avec le PAG 2016-2021, plusieurs voies de circulation de la capitale sont en cours d’asphaltage et d’électrification ; la traversée de la ville, partant du pont de Porto-novo, jusqu’au carrefour Missérété en passant par Ouando est complétement bitumée. La ville bénéficie aussi du projetb d’assainissement pluvial des villes secondaires avec des aménagements de voirie et la réalisation de collecteurs sur 14 km ; du projet Paurad pour la réhabilitation de trois maisons Afro-brésiliennes, l’aménagement des voies d’accès aux trois maisons afro-brésiliennes et la pose de lampadaires solaires au niveau de plusieurs carrefours ; d’un projet d’appui à la synergie locale pour l’eau avec la construction de digues de protection en béton armé ; d’un projet de renforcement des investissements pour un développement résiliant aux changements climatiques dans le complexe du lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo ; d’un projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers avec la création de la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn) et le Projet d’amélioration des services énergétiques (Pase) grâce auquel la ville a bénéficié du remplacement des lampes incandescentes par des lampes Led plus économiques et du projet de reconstruction des marchés Ahouangbo et Ouando.

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : DANGBO, richesse agricole inouïe, porte d’entrée dans la Vallée de l’Ouémé

La Commune de Dangbo, porte d’entrée dans la Vallée de l’Ouémé est une collectivité territoriale du département de l’Ouémé, dotée par la nature de terres fertiles en toutes saisons.  Elle est limitée au Nord par la Commune d’Adjohoun, au Sud par la Commune des Aguégués, à l’Est par la Commune d’Akpro-Missérété, à l’Ouest par la Commune de So-Ava. Elle comporte 07 arrondissements à savoir Dangbo, Dèkin, Gbéko, Houètin-Houédomey, Hozin, Kessounou et Zounguè. La population de Dangbo, estimée à plus de 96 000 habitants occupe une superficie de 149 km2. Le maire actuel de la Commune de Dangbo est Maoudo Djossou.

L’Histoire de la Commune de Dangbo est intimement liée à celle des Wéménou qui constituent l’essentiel de sa population. Les Wéménou sont des populations qu’on rencontre aujourd’hui dans l’ancienne subdivision administrative d’Adjohoun, s’étendant alors de Damey-Wogon à Gbodjè (Aguégués). Elle a été éclatée en 1978 en quatre (04) circonscriptions administratives que sont : Bonou, Adjohoun, Dangbo, Aguégués. Ces populations mènent une vie rythmée par la présence du fleuve Ouémé, et partagent un ensemble commun de signes linguistiques appelés Wémégbé. Les Wéménou sont des réfugiés constitués de groupes composites venus de l’est : les Yoruba (les Tosso, les Glô, les Fênou, les Kénou, les Fongninou…de l’Ouest, les Hounhouênou, les Houêdonou, et les Houédo-Sadonou de langue fon-adja, du Nord-Ouest :  le groupe très important des Wéménou proprement dit descendant d’un ancêtre emblématique : Togbo-Hounsou venu dans la vallée du fleuve suite à leur défaite inattendue devant les soldats de la couronne d’Abomey.

Propice à l’agriculture, la Commune de Dangbo a une disponibilité de 30 000 hectares de terres cultivables dont seulement 20 000 hectares sont exploités. C’est ce qui justifie que les revenus des populations jusqu’à 85% sont tirés de la terre. En dehors de l’agriculture, on y pratique aussi l’élevage, la pêche, l’exploitation du bois de chauffe, le commerce, le transport, l’artisanat, et la transformation des produits agricoles telle que l’huile de palme. On y produit surtout le maïs, l’arachide (principale culture de rente), le manioc, le niébé, le riz, les cultures maraîchères (piment, tomate, gombo, les légumes) le taro, la canne à sucre et le sodabi. La proximité avec le Nigeria favorise le commerce des produits pétroliers et des articles de tout genre, tous issus de la contrebande et utiles aux ménages du milieu et les marchés régionaux.  Les femmes qui font plus de 52% de la population s’occupent, en dehors du travail de la terre, de la transformation artisanale de certains produits agricoles comme le manioc en gari, tapioca…la noix de palme en huile de palme (amivê), noix de palmiste en tchótchó (huile de palmiste).

Le relief de la Commune de Dangbo est caractérisé par deux types de sols : ferralitique au niveau de son plateau (Dangbo, Hozin, Zounguè) et vertisol, très propice à la production maraîchère, lorsqu’on descend dans la Vallée ( Dêkin, Gbékô, Houédomey, Kessounou). La végétation y est de type savane arborée où prédominent les palmiers à huile naturels.

La vallée de l’Ouémé, deuxième vallée la plus fertile au monde, après celle du Nil, au-delà de ses atouts agricoles qui en font une destination privilégiée des nombreux projets sectoriels, est une région qui regorge de sites touristiques. Les quelques vestiges qu’offre …

*Dangbo vous offre sa découverte sur* : https://www.gouv.bj/actualite/1045/

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Adjarra

Destination Bénin : Adjarra, cité des tambours, commune d’origine des taxis-kannan, ancêtres des zémidjan.

Bienvenue à Adjarra, label béninois de l’art culinaire de la viande de porc, !

Bienvenue dans la commune qui tire son nom de l’expression « Adja ala » qui signifie “ branche ou aile de ressortissants Adja-Tado”

Fondée en 1749 par Atawé, « Adjarra » est le fruit de l’installation d’une expédition d’hommes et de femmes en provenance d’adja-Tado dans une zone de Hôgbonou ( Djassin). Dans leur quête d’une terre sûre où ils pouvaient s’établir, ces ressortissants d’adja-Tado conduits par Atawé avaient dépassé Ouidah et Pahou ( Ogué) et sont arrivés à Hogbonou (Djassin). Ils y ont alors rencontré Dê Houdé qui, voyant qu’il partageait avec eux la même origine, leur demanda d’aller un peu plus loin pour s’installer. A la demande de ce dernier, un adepte du Vodoun Zangbéto dénommé Kinsi les aida à identifier l’endroit requis et à s’y installer. Atawé se dit alors qu’il venait de créer sur cette terre d’accueil, une branche de Adja-Tado. Ceci l’amena alors à appeler cette localité « Adja ala» qui signifie “branche ou aile de Adja”. C’est ainsi que fut fondée le royaume de « Adja la» qui devint  « Adjara » avec la francisation que le colon en fit par la suite.

A la mort de Atawé , son frère Hinda devint donc le premier roi de ce royaume et l’actuel roi de Adjarra est le XVII héritier de ce trône. Intronisé le 10 Janvier 2000 par Ganfodji Totché Toffa VIII houétchéhoun”, Il est connu sous le nom de “”kpoffon houétchéhoun””.

Mais sur le plan administratif, Adjara est une commune du département de l’Ouémé. Elle compte…

*Adjarra vous invite à sa découverte sur* ==> https://www.gouv.bj/actualite/1041/destination-benin—adjarra–cite-tambours–commune-origine-taxis-kannan–ancetres-zemidjan./