Monthly Archives - January 2021

Participation du Président Patrice TALON à la 58ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO

Ce samedi 23 janvier 2021, le Président de la République, Monsieur Patrice TALON, a pris part, par visioconférence, à la 58ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Au cours des travaux de cette session, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont échangé sur les questions relatives à l’état de la Communauté en cette période de recrudescence de la pandémie de Covid-19. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont saisi l’occasion pour examiner plusieurs dossiers de grande importance notamment le rapport annuel 2020 du Président de la Commission de la CEDEAO, le rapport de la 45ème session ordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité et celui de la 85ème session ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO.

*Lire l’intégralité de l’article sur ce lien =>* https://presidence.bj/actualite/comptes-rendus/217/participation-president-patrice-talon-58eme-session-ordinaire-conference-chefs-etat-gouvernement-cedeao

Discours Réponse du Président de la République SEM Patrice TALON aux vœux du Corps Diplomatique, 2021

Madame la Doyenne du Corps diplomatique ;

-Mesdames et Messieurs les Chefs de mission diplomatique et consulaire ;

C’est pour moi un plaisir renouvelé de retrouver, à l’entame de cette nouvelle année, les membres du Corps diplomatique accrédités au Bénin, pour échanger les vœux, comme il est de tradition.

-Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de remercier Madame la Doyenne du Corps diplomatique qui, en votre nom, vient d’adresser les vœux empreints d’amabilité et de chaleur que vous avez bien voulu former à l’endroit du peuple béninois, de mon Gouvernement, de mes proches et de moi-même, à l’occasion du nouvel an.

Madame la Doyenne du Corps diplomatique, vous avez bien voulu, au nom de vos pairs, mettre au crédit de mon Gouvernement un certain nombre de performances enregistrées par le Bénin depuis 2016.

Je vous sais gré de cette appréciation qui, en réalité, relève du mérite de tout le peuple béninois appuyé par les partenaires que vous êtes.

En effet, si l’ampleur et la qualité des réalisations visibles autorisent à penser que notre pays a amorcé sa renaissance, c’est bien parce que nous avons, avec le soutien du peuple, instauré une nouvelle dynamique dans la gestion de la chose publique.

Nous avons compris que la démocratie à elle seule ne suffira jamais à favoriser le développement durable, si nous n’y associons pas la bonne gouvernance.

Nous avons compris que la défense de la démocratie et des libertés ne doit pas être un prétexte pour promouvoir l’impunité.

Oui, pour nous, démocratie et obligation de reddition de compte ne sont pas antinomiques.

Mieux, l’une ne va pas sans l’autre.

C’est pourquoi, sans distinction d’affinités politiques, les acteurs publics sont appelés à répondre de leur gestion lorsque les faits l’exigent.

Aussi, voudrais-je vous dire au nom du peuple béninois, combien nous comptons sur vous pour continuer d’appuyer cette dynamique et de nous soutenir dans la mise en œuvre de nos réformes.

Mesdames et Messieurs du Corps diplomatique,

C’est aussi dans le cadre des nécessaires réformes et de la rationalisation de nos maigres ressources qu’il faudra situer le processus de réorganisation de la carte diplomatique engagé par mon Gouvernement.

Si cette réforme a d’abord suscité quelques réserves dès son annonce, les inquiétudes se sont peu à peu dissipées car chacun a pu constater que ce n’était pas une manière pour le Bénin de se refermer sur lui-même.

Je suis persuadé que la part active que nous prenons dans l’activité diplomatique achèvera de convaincre, cette année, que c’est bien l’impératif de parcimonie dans la dépense publique qui en est le motif exclusif.

C’est l’occasion pour moi de réaffirmer ici l’attachement du Bénin au multilatéralisme comme cadre de coopération, d’entraide et de recherche de solutions durables aux problèmes contemporains.

C’est cette foi qui guide l’action diplomatique de mon pays au sein des Organisations internationales et de leurs organes.

Par ailleurs, l’année 2021, vous l’avez mentionné tantôt, sera aussi celle du retour au Bénin, sur leur terre d’origine, de certains biens patrimoniaux emblématiques emportés de l’ancien Royaume du Danxomè et détenus dans des collections occidentales, notamment françaises.

A cet égard, je me félicite de la parfaite coopération entre le Bénin et la France, qui a permis d’aboutir à ce résultat qui relevait, il y a peu, de l’impossible.

Cette dynamique ouvre, vous l’avez souligné à juste titre dans votre intervention Madame la Doyenne, d’heureuses perspectives pour le riche patrimoine culturel africain.

Madame la Doyenne du Cops diplomatique ;

Mesdames et Messieurs ;

Sur le plan économique régional, malgré la crise sanitaire engendrée par la pandémie de COVID-19 et l’effondrement constaté au niveau mondial, nos Etats ont, pour la plupart, fait preuve de résilience en déjouant les prédictions chaotiques.

C’est le lieu pour moi de saluer les efforts de solidarité et surtout les prouesses scientifiques qui ont conduit à la mise au point de vaccins contre la COVID-19 et je nourris l’espoir que ces différentes découvertes permettront d’inverser la courbe de cette épidémie qui aura tant ébranlé l’humanité et mis à l’épreuve l’esprit communautaire.

Quant à l’autre fléau que constitue l’insécurité, je fais écho, Madame la Doyenne, à votre plaidoyer en faveur des efforts pour la poursuite, par tous, de la lutte contre le terrorisme dans notre région en particulier et sur le continent en général.

Le Bénin continuera de prendre une part active aux différentes actions et initiatives communautaires visant à l’éradiquer.

En somme, je forme le vœu que l’année 2021 soit une année de paix et de prospérité pour l’ensemble des pays et surtout pour les peuples africains.

Madame la Doyenne du Corps diplomatique ;

Mesdames et Messieurs ;

En ce qui concerne particulièrement le Bénin, comme vous avez pu l’observer, du 12 novembre 2020 au 15 janvier dernier, j’ai effectué une tournée de reddition de comptes dans nos 77 communes.

Cette tournée m’a permis de toucher du doigt la satisfaction de mes concitoyens quant aux acquis des réformes initiées, et leur soif de les voir se poursuivre en vue de renforcer la belle dynamique amorcée.

Cela, ils en décideront dans les urnes puisque, comme vous venez de le mentionner, cette année 2021 sera marquée au plan politique national par l’élection présidentielle d’avril prochain, la première après la réforme de notre système partisan.

Mon Gouvernement s’active pour faire de ce rendez-vous un moment d’unité, de communion et de consolidation des acquis du processus démocratique au Bénin.

Je voudrais, en cette matière, saluer et féliciter les Etats de la sous-région qui ont fait preuve d’une grande maturité politique, en assurant le bon déroulement de leurs différentes élections organisées en 2020, en dépit des contraintes imposées par la pandémie de COVID-19.

Je salue tout particulièrement le sens élevé de responsabilité des peuples et acteurs politiques, entre autres, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Burkina Faso et plus récemment encore, du Niger qui, avec des fortunes diverses, ont su relever le défi d’une organisation satisfaisante de leurs scrutins.

Je souhaite ardemment la pérennisation de cet élan qui renforce les bases de la démocratie et permet ainsi de créer les conditions d’un développement économique durable de notre sous-région et de notre continent.

Encore bonne année 2021 à tous.

Vive le Bénin !

Vive la coopération internationale !

Je vous remercie.

 

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : 77 communes parcourues, pari réussi par le Président TALON

Démarrée depuis le jeudi 12 novembre 2020 par la commune de Savè dans les Collines, la tournée nationale de reddition de comptes entreprise par le Président Patrice TALON s’est achevée ce vendredi 15 janvier 2021 au terme de la séance d’échanges avec les populations d’Adjohoun dans l’Ouémé.

Que ce soit par voie de terre, ou sur l’eau , du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, aucune commune n’a été délaissée par le Chef de l’Etat qui tenait à rendre compte à ses concitoyens de l’action de son gouvernement durant ces 5 dernières années.

Ainsi, au total, 9801 Km ont été parcourus (par voie de terre), pour rencontrer les populations des 77 communes du Bénin

*Récapitulatif de la tournée présidentielle disponible sur* =>

https://www.gouv.bj/actualite/1137/tournee-presidentielle—77-communes-parcourues–pari-reussi-president-talon/

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Bonou, mine touristique et cultuelle en pays wémè, au cœur de l’univers des forêts et des singes à ventre roux.

 

Bienvenue dans la localité du Sud-Ouest du Bénin qui est le cœur de la production de la patate douce et de la pêche du poisson tanche !

On est bien dans la commune où les singes à ventre roux de la forêt classée de Gnanhouizoumè continuent de révéler la beauté et la diversité de la faune béninoise, Bonou !

Localité du Sud-Ouest du Bénin située dans le département de l’Ouémé, la commune dirigée depuis le début de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation par le Maire Thierry Sonagnon TOLEGBE a une histoire qui est intimement liée aussi bien aux razzias menées par les souverains du royaume de Danxomè pour la prospérité et l’extension de l’influence de leur territoire qu’aux exactions que perpétraient les Yorubas du royaume d’Oyo. Premiers habitants et ethnie majoritaire de la commune de Bonou, les wémènous en vinrent alors à se dire que leur unique moyen d’échapper aux multiples affres de leurs différents persécuteurs, était de se mettre à l’abri, dans les zones humides dont l’accès serait moins aisé pour ces derniers. C’est ainsi qu’ils devinrent les premiers migrants à rejoindre les terres de actuelle commune de Bonou. Prudence étant mère de sûreté, ils se concertèrent cependant et résolurent alors de toujours parler à voix basse afin que nul ne découvre le secret de leur présence sur leur nouvelle terre d’accueil. C’est ainsi que naquit le mot d’ordre «Mi bɔ nû ba nɔn fi» qui signifie littéralement en langue wémè, «Veuillez garder vos bouches fermées afin de pouvoir demeurer ici». A force d’être répétée, cette phrase en vint finalement à se résumer à  « Bo nou» qui  est aujourd’hui le nom de cette localité où vivent désormais en plus des wémènous, les Fons, les Mahis, les Nagos, les Holli, les Yoruba et autres…..

*Bonou vous invite à sa découverte sur* => https://www.gouv.bj/actualite/1135/destinationbenin–bonou–mine-touristique-cultuelle-pays-weme-coeur-univers-forets-singes-ventre-roux./

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FÊTE DU VODOUN: LES BÉNINOIS CÉLÈBRENT LE SYMBOLE DE LEUR IDENTITÉ

«Amour, harmonie, respect de la vie et bien-être de l’homme, voilà quelques-unes des valeurs fondamentales prônées par nos religions traditionnelles ancestrales dans leur essence. ».

Ces premiers mots du Président Patrice Talon sur sa page Facebook à l’occasion de la célébration de la fête du vodoun ce 10 janvier 2021  résument parfaitement le sens profond que revêt cette journée pour les béninois. Un moment de commémoration de la diversité des cultes qui mobilise les attentions sur toute l’étendue du territoire et au-delà.

Le vodoun (orthographié vodou par les colons et différent du vaudou haïtien,) est une religion bâtie autour des forces de la nature et du lien avec les ancêtres, dont les représentations peuvent être des objets ou des éléments naturels. Littéralement, vodoun signifie « ce qu’on ne peut élucider, la puissance efficace » en langue fon.

 C’est dans les années 90 que cette fête nationale a été instituée  à la suite du festival Ouidah 92  pour réhabiliter les civilisations vodoun  à travers le lancement de la « La Route de l’esclave »,ce projet né au Bénin sur l’initiative de Haïti et de plusieurs pays africains, et lancé par le colloque international qui a rassemblé, en septembre 1994, des chercheurs et des observateurs venus du monde entier.

La loi instituant le 10 janvier comme fête du vodoun fut votée en Août 1996 et promulguée en août 1997.

Depuis lors, tous les adeptes de toutes les divinités du pays se donnent rendez-vous dans certaines grandes villes pour célébrer et partager avec des milliers de touristes et autres curieux la richesse de la culture béninoise.

À Ouidah, Grand-Popo, Porto-Novo, Sakété, Kétou, Abomey pour ne citer que ces grandes villes, on observe une effervescence dans tous les temples et autres lieux sacrés connus des adeptes du culte vodoun.

-Message du Président de la République du Bénin sur sa page Facebook ce 10 janvier 2021:

« Amour, harmonie, respect de la vie et bien-être de l’homme, voilà quelques-unes des valeurs fondamentales prônées par nos religions traditionnelles ancestrales dans leur essence. Tout cela constitue une raison primordiale de les célébrer et de continuer à les révéler davantage au monde.

En ce 10 janvier 2021, je souhaite une bonne fête des religions endogènes à toutes et à tous. »

 LOI n° 97-031 DU 20 AOUT 1997PORTANT INSTITUTION D’UNE FETE ANNUELLE DES RELIGIONS TRADITIONNELLES

Publié ce 10 janvier 2021

Monsieur Benjamin AGON

 

 

 

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : SÉGBANA OU SEH GBA BE, CE N’EST PAS CE QU’ON A TOUJOURS ENTENDU

Cette commune a été tristement rendue célèbre par le fait qu’elle abritait, au cours de la période révolutionnaire au Bénin, une prison réputée pour les détentions politiques. Mais aujourd’hui la rencontre de ce territoire chaud, devenu la commune de Ségbana, est de nature à désabuser et rassurer tout visiteur. Ségbana n’est pas un lieu carcéral à ciel ouvert mais une terre d’accueil.

La commune de Ségbana est située au Nord- Est du Bénin dans le département de l’Alibori, à plus de 500 km de Cotonou, à la lisière de la république fédérale du Nigéria. Y vivent des Béninois de toutes les ethnies qui cohabitent avec des Nigérians et des Nigériens. Les échanges commerciaux ont cours des deux côtés de la frontière et le Naira se confond au FCFA dans les bourses des populations.

Au départ, ce territoire de terre rouge et rocailleuse fut découvert et défriché par un Tchienga (une ethnie boo qui peuple la région), du nom de Seh, diminutif de Saré/sabi. Le 1er quartier de Ségbana d’ailleurs s’appelle Tchiengawia.

*Seh était un homme de grande taille (gbãa en boo), et de ce fait on appela ce lieu (chez Seh, l’élancé)* ce qui traduit en langue locale donnait Seh- gbãa – bε avant de devenir dans sa forme francisée Ségbana.

Ségbana est l’une des anciennes sous-préfectures du département du Borgou. Elle a été créée en 1963 et majoritairement peuplée de Boo/Boko. Essentiellement agriculteurs et également réputés dans la production et la transformation traditionnelle du fer, les Boo sont un peuple de langue Mandé dont les mythes d’origine charriés par les traditions orales évoquent l’origine orientale ; notamment de la Mecque. Leur ancêtre éponyme du nom de Ki-Sia/ Kissira aurait conduit la plus importante vague migratoire qui a amené les Boo/Boko dans le Borgou. Les étapes les plus connues de cette longue et très ancienne migration sont Ilo, Bissa-Wέlε ou Boussa et Nikki.

En la mémoire de cet ancêtre éponyme Kissira et/ou celui de ses descendants, sont érigés des sanctuaires repérés à Swoala (près de Babana au Nigéria), à Morou (Commune de Ségbana), à Sakabanzi et Wenou, non loin de Nikki.

C’est d’Ilo et de Bissa-Wέlε/Busa que les Boo/Boko ont essaimé en direction des localités comme Lètè, Sokotindji, Sakabanzi, Ségbana.

De façon périodique, les populations de Ségbana célèbrent *la fête des nouvelles ignames, la Gaani, le Sanco Lokpa (la Tabaski) et Lèpoo (ramadan) ; Coso ndo* qui est une fête marquant la sortie de la nouvelle récolte de sorgho et au cours de laquelle on mange individuellement un poulet avec la pâte du sorgho ; Le Tèzou, un évènement organisé au début de l’année lunaire qui consiste à conjurer le mauvais sort à travers des jets de feu.

A l’occasion de ces grandes fêtes, une belle flopée de rythmes cultuels, initiatiques et/ou secrets sont exécutés par les communautés.

Il y a par exemple le

Le *Kobi*, danse féminine au rythme de tam-tam et des chants.

Massa, danse mixte entre les hommes et les femmes au rythme de tam-tam au cours duquel les danseurs ont leurs chaussures en mains.

Une autre merveille de Ségbana est…

*Découvrez Ségbana telle que vous ne l’avez jamais connue ici* => https://www.gouv.bj/actualite/1101/destination-benin—segbana-toujours-entendu/

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : GOGOUNOU, FORTERESSE IMPRENABLE AU CŒUR DES COLLINES DE L’ALIBORI

La ville de Gogounou, porte d’entrée dans le département de l’Alibori par le Sud, est une Commune située à plus de 615 km de Cotonou, traversée de part et d’autre, sur 45 km,  par la RNIE2 qui relie le Bénin au Niger.  Étalée sur une superficie de 4910 km2, soit 18,66% de l’ensemble de l’Alibori, Gogounou a une population estimée à plus de 120.000 habitants. Elle est limitée au Nord-Est par la Commune de Kandi, au Nord-Ouest par la Commune de Banikoara, à l’Est par la Commune de Ségbana, à l’Ouest par la Commune de Kérou, au Sud par la Commune de Bembèrèkè, au Sud-Est par la Commune de Kalalé et au Sud-Ouest par la Commune de Sinendé.

Deux interprétations, toutes héritées de la tradition orale, tentent de renseigner sur l’origine du nom « Gogounou » Pour la première source toute aussi légendaire que la seconde, la population qui occupait les lieux, s’était installée dans les grottes pour être à l’abri des agresseurs. C’est ce qui explique que l’ancien site de Gogounou soit entouré de collines, avec « mort à l’ennemi » qui tenterait de franchir ces collines, comme devise pour les populations autochtones.  Ce qui donna au village, le nom de « colline de la mort » ou en langue locale : GÒ (la mort) et GUURU (la colline) qui va devenir par altération phonétique GOGOUNOU.

La seconde interprétation est liée au boa, considéré comme un totem qui se trouvait sous une grotte. Ce qui a donné au village installé près de la grotte, le nom de la « colline du boa » : Gobani (boa fétiche) et Guuru (colline). Ce qui donne gobani n’guuru, c’est-à-dire colline du boa devenu plus tard Gogounou.

Pour ce qui relève des origines de la Commune, plusieurs sources concordantes attestent que Gogounou était connue sous le nom de Bagou Tem qui s’étendait de Sonsoro au Nord jusqu’à Dougou au Sud et faisant frontière avec le Kpably Tem (Kérou) dans l’Atacora à l’ouest. La majorité des localités de la commune est créée vers les années 1800. Les premiers occupants étaient les Baatombu, suivis des Wassangari (princes) de la dynastie Gbassi Mako descendant de l’empereur Kpégounou Dassi Kpounou, des Yaris. Le Wassangari était la première autorité du pouvoir politique traditionnel. Les Baatombu étaient des chefs, des guerriers. Dans l’Alibori, seuls les guerriers de Bagou ont fait face à l’armée française lors de la colonisation. Cette rébellion…

*Gogounou vous offre sa découverte sur* => https://www.gouv.bj/actualite/1100/destination-benin—gogounou–forteresse-imprenable-cŒur-collines-alibori/

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TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Karimama, Dendi Ganda, Immense capital touristique rehaussé par le parc W.

Bienvenue à Karimama, l’unique commune du Bénin qui a une seule entrée et une seule sortie.

Bienvenue dans la commune au cœur de laquelle se dresse majestueusement le parc W, l’une des dernières réserves de biosphère au monde.

Désignée en Gourmancthé par Kalmanman ou par Karamma en Dendi, le nom de la commune de Karimama provient du Gourmancthé et signifie étymologiquement “lieu où l’on demeure dans la paix.”

Karimama est un village créé vers le milieu du 19è siècle par les Gourmancthé venus du Burkina-Faso mais il aura fallu l’éclatement de l’empire Songhaï pour voir y venir les Dendi qui en constituent aujourd’hui l’ethnie dominante, partageant de ce fait cette subdivision du territoire béninois avec d’autres ethnies telles que les peuhl et les Gourmancthé puis dans une mesure relativement moindre avec les Haoussa,les Yorouba, les Fon, les Bariba et autres.

En dépit de la diversité des groupes socio-culturels qui la constituent, la population de Karimama vit dans une harmonie et dans une homogénéité à nulle autre pareille qu’elle tire de l’utilisation du Dendi comme langue principale de communication et d’échanges entre ses habitants.

Commune du département de l’Alibori constituant la pointe septentrionale du Bénin, Karimama représente aussi la porte d’entrée au Bénin pour les pays de l’hinterland tels que le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

De la célèbre île aux oiseaux connue pour le beau spectacle que des spécimens rares y donnent…

Une balade à Karimama vous est offerte sur=> https://www.gouv.bj/actualite/1102/destination-benin–karimama–dendi-ganda–immense-capital-touristique-rehausse-parc-w./

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Pèrèrè, FIÈRE CITÉ ET SYMBOLE DE BRAVOURE  DE SAKA YERIMA.

Située dans le département du Borgou, à 513 km de Cotonou, la Commune de Pèrèrè est une ville au Nord-Est du Bénin. Un territoire réputé pour son passé fortement marqué par sa royauté et ses grands héros qui ont vaillamment lutté pour la préservation des terres ancestrales contre les envahisseurs. À telle enseigne qu’aujourd’hui, il est impossible d’aborder toute présentation de Pèrèrè, sans commencer par rendre un hommage mérité à un prince guerrier du Baru Tem nommé Saka Yérima, premier héros de l’histoire du Borgou à lever une armée de soldats équipés de flèches, à bâtir un fortin au nord de Pèrèrè, pour lutter farouchement contre les salves de l’invasion coloniale française en pays Baatombu. Un exploit réalisé vingt ans avant l’épopée Bio Guerra.

Aujourd’hui, la Commune de Pèrèrè, telle que connue, est un vaste territoire qui s’étend sur une superficie de 2017 km2 pour une population estimée à plus de 80 000 habitants. Elle est constituée de 61 villages divisées en six (06) arrondissements à savoir : Gninsy, Guinagourou, Kpané, Pébié, Sontou et Pèrèrè. Elle est limitée au Nord par la Commune de Nikki, au Sud par la Commune de Tchaourou, à l’Ouest par la Commune de N’dali, et à l’Est par le Nigéria.  Elle a un conseil municipal de 19 membres et la gouvernance locale est sous la responsabilité du Maire Abdoulaye Nouhoum Allassane.

Le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, 8 ème législature, première femme de l’histoire à ce poste, madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima,  et le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Monsieur Sacca LAFIA sont originaires de Pèrèrè.

Découvrez la fabuleuse histoire de Pèrèrè sur=> https://www.gouv.bj/actualite/1094/destination-benin—perere–fiere-cite-symbole-bravoure-saka-yerima./