TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : DANGBO, richesse agricole inouïe, porte d’entrée dans la Vallée de l’Ouémé

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : DANGBO, richesse agricole inouïe, porte d’entrée dans la Vallée de l’Ouémé

La Commune de Dangbo, porte d’entrée dans la Vallée de l’Ouémé est une collectivité territoriale du département de l’Ouémé, dotée par la nature de terres fertiles en toutes saisons.  Elle est limitée au Nord par la Commune d’Adjohoun, au Sud par la Commune des Aguégués, à l’Est par la Commune d’Akpro-Missérété, à l’Ouest par la Commune de So-Ava. Elle comporte 07 arrondissements à savoir Dangbo, Dèkin, Gbéko, Houètin-Houédomey, Hozin, Kessounou et Zounguè. La population de Dangbo, estimée à plus de 96 000 habitants occupe une superficie de 149 km2. Le maire actuel de la Commune de Dangbo est Maoudo Djossou.

L’Histoire de la Commune de Dangbo est intimement liée à celle des Wéménou qui constituent l’essentiel de sa population. Les Wéménou sont des populations qu’on rencontre aujourd’hui dans l’ancienne subdivision administrative d’Adjohoun, s’étendant alors de Damey-Wogon à Gbodjè (Aguégués). Elle a été éclatée en 1978 en quatre (04) circonscriptions administratives que sont : Bonou, Adjohoun, Dangbo, Aguégués. Ces populations mènent une vie rythmée par la présence du fleuve Ouémé, et partagent un ensemble commun de signes linguistiques appelés Wémégbé. Les Wéménou sont des réfugiés constitués de groupes composites venus de l’est : les Yoruba (les Tosso, les Glô, les Fênou, les Kénou, les Fongninou…de l’Ouest, les Hounhouênou, les Houêdonou, et les Houédo-Sadonou de langue fon-adja, du Nord-Ouest :  le groupe très important des Wéménou proprement dit descendant d’un ancêtre emblématique : Togbo-Hounsou venu dans la vallée du fleuve suite à leur défaite inattendue devant les soldats de la couronne d’Abomey.

Propice à l’agriculture, la Commune de Dangbo a une disponibilité de 30 000 hectares de terres cultivables dont seulement 20 000 hectares sont exploités. C’est ce qui justifie que les revenus des populations jusqu’à 85% sont tirés de la terre. En dehors de l’agriculture, on y pratique aussi l’élevage, la pêche, l’exploitation du bois de chauffe, le commerce, le transport, l’artisanat, et la transformation des produits agricoles telle que l’huile de palme. On y produit surtout le maïs, l’arachide (principale culture de rente), le manioc, le niébé, le riz, les cultures maraîchères (piment, tomate, gombo, les légumes) le taro, la canne à sucre et le sodabi. La proximité avec le Nigeria favorise le commerce des produits pétroliers et des articles de tout genre, tous issus de la contrebande et utiles aux ménages du milieu et les marchés régionaux.  Les femmes qui font plus de 52% de la population s’occupent, en dehors du travail de la terre, de la transformation artisanale de certains produits agricoles comme le manioc en gari, tapioca…la noix de palme en huile de palme (amivê), noix de palmiste en tchótchó (huile de palmiste).

Le relief de la Commune de Dangbo est caractérisé par deux types de sols : ferralitique au niveau de son plateau (Dangbo, Hozin, Zounguè) et vertisol, très propice à la production maraîchère, lorsqu’on descend dans la Vallée ( Dêkin, Gbékô, Houédomey, Kessounou). La végétation y est de type savane arborée où prédominent les palmiers à huile naturels.

La vallée de l’Ouémé, deuxième vallée la plus fertile au monde, après celle du Nil, au-delà de ses atouts agricoles qui en font une destination privilégiée des nombreux projets sectoriels, est une région qui regorge de sites touristiques. Les quelques vestiges qu’offre …

*Dangbo vous offre sa découverte sur* : https://www.gouv.bj/actualite/1045/

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