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TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Bonou, mine touristique et cultuelle en pays wémè, au cœur de l’univers des forêts et des singes à ventre roux.

 

Bienvenue dans la localité du Sud-Ouest du Bénin qui est le cœur de la production de la patate douce et de la pêche du poisson tanche !

On est bien dans la commune où les singes à ventre roux de la forêt classée de Gnanhouizoumè continuent de révéler la beauté et la diversité de la faune béninoise, Bonou !

Localité du Sud-Ouest du Bénin située dans le département de l’Ouémé, la commune dirigée depuis le début de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation par le Maire Thierry Sonagnon TOLEGBE a une histoire qui est intimement liée aussi bien aux razzias menées par les souverains du royaume de Danxomè pour la prospérité et l’extension de l’influence de leur territoire qu’aux exactions que perpétraient les Yorubas du royaume d’Oyo. Premiers habitants et ethnie majoritaire de la commune de Bonou, les wémènous en vinrent alors à se dire que leur unique moyen d’échapper aux multiples affres de leurs différents persécuteurs, était de se mettre à l’abri, dans les zones humides dont l’accès serait moins aisé pour ces derniers. C’est ainsi qu’ils devinrent les premiers migrants à rejoindre les terres de actuelle commune de Bonou. Prudence étant mère de sûreté, ils se concertèrent cependant et résolurent alors de toujours parler à voix basse afin que nul ne découvre le secret de leur présence sur leur nouvelle terre d’accueil. C’est ainsi que naquit le mot d’ordre «Mi bɔ nû ba nɔn fi» qui signifie littéralement en langue wémè, «Veuillez garder vos bouches fermées afin de pouvoir demeurer ici». A force d’être répétée, cette phrase en vint finalement à se résumer à  « Bo nou» qui  est aujourd’hui le nom de cette localité où vivent désormais en plus des wémènous, les Fons, les Mahis, les Nagos, les Holli, les Yoruba et autres…..

*Bonou vous invite à sa découverte sur* => https://www.gouv.bj/actualite/1135/destinationbenin–bonou–mine-touristique-cultuelle-pays-weme-coeur-univers-forets-singes-ventre-roux./

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FÊTE DU VODOUN: LES BÉNINOIS CÉLÈBRENT LE SYMBOLE DE LEUR IDENTITÉ

«Amour, harmonie, respect de la vie et bien-être de l’homme, voilà quelques-unes des valeurs fondamentales prônées par nos religions traditionnelles ancestrales dans leur essence. ».

Ces premiers mots du Président Patrice Talon sur sa page Facebook à l’occasion de la célébration de la fête du vodoun ce 10 janvier 2021  résument parfaitement le sens profond que revêt cette journée pour les béninois. Un moment de commémoration de la diversité des cultes qui mobilise les attentions sur toute l’étendue du territoire et au-delà.

Le vodoun (orthographié vodou par les colons et différent du vaudou haïtien,) est une religion bâtie autour des forces de la nature et du lien avec les ancêtres, dont les représentations peuvent être des objets ou des éléments naturels. Littéralement, vodoun signifie « ce qu’on ne peut élucider, la puissance efficace » en langue fon.

 C’est dans les années 90 que cette fête nationale a été instituée  à la suite du festival Ouidah 92  pour réhabiliter les civilisations vodoun  à travers le lancement de la « La Route de l’esclave »,ce projet né au Bénin sur l’initiative de Haïti et de plusieurs pays africains, et lancé par le colloque international qui a rassemblé, en septembre 1994, des chercheurs et des observateurs venus du monde entier.

La loi instituant le 10 janvier comme fête du vodoun fut votée en Août 1996 et promulguée en août 1997.

Depuis lors, tous les adeptes de toutes les divinités du pays se donnent rendez-vous dans certaines grandes villes pour célébrer et partager avec des milliers de touristes et autres curieux la richesse de la culture béninoise.

À Ouidah, Grand-Popo, Porto-Novo, Sakété, Kétou, Abomey pour ne citer que ces grandes villes, on observe une effervescence dans tous les temples et autres lieux sacrés connus des adeptes du culte vodoun.

-Message du Président de la République du Bénin sur sa page Facebook ce 10 janvier 2021:

« Amour, harmonie, respect de la vie et bien-être de l’homme, voilà quelques-unes des valeurs fondamentales prônées par nos religions traditionnelles ancestrales dans leur essence. Tout cela constitue une raison primordiale de les célébrer et de continuer à les révéler davantage au monde.

En ce 10 janvier 2021, je souhaite une bonne fête des religions endogènes à toutes et à tous. »

 LOI n° 97-031 DU 20 AOUT 1997PORTANT INSTITUTION D’UNE FETE ANNUELLE DES RELIGIONS TRADITIONNELLES

Publié ce 10 janvier 2021

Monsieur Benjamin AGON

 

 

 

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : SÉGBANA OU SEH GBA BE, CE N’EST PAS CE QU’ON A TOUJOURS ENTENDU

Cette commune a été tristement rendue célèbre par le fait qu’elle abritait, au cours de la période révolutionnaire au Bénin, une prison réputée pour les détentions politiques. Mais aujourd’hui la rencontre de ce territoire chaud, devenu la commune de Ségbana, est de nature à désabuser et rassurer tout visiteur. Ségbana n’est pas un lieu carcéral à ciel ouvert mais une terre d’accueil.

La commune de Ségbana est située au Nord- Est du Bénin dans le département de l’Alibori, à plus de 500 km de Cotonou, à la lisière de la république fédérale du Nigéria. Y vivent des Béninois de toutes les ethnies qui cohabitent avec des Nigérians et des Nigériens. Les échanges commerciaux ont cours des deux côtés de la frontière et le Naira se confond au FCFA dans les bourses des populations.

Au départ, ce territoire de terre rouge et rocailleuse fut découvert et défriché par un Tchienga (une ethnie boo qui peuple la région), du nom de Seh, diminutif de Saré/sabi. Le 1er quartier de Ségbana d’ailleurs s’appelle Tchiengawia.

*Seh était un homme de grande taille (gbãa en boo), et de ce fait on appela ce lieu (chez Seh, l’élancé)* ce qui traduit en langue locale donnait Seh- gbãa – bε avant de devenir dans sa forme francisée Ségbana.

Ségbana est l’une des anciennes sous-préfectures du département du Borgou. Elle a été créée en 1963 et majoritairement peuplée de Boo/Boko. Essentiellement agriculteurs et également réputés dans la production et la transformation traditionnelle du fer, les Boo sont un peuple de langue Mandé dont les mythes d’origine charriés par les traditions orales évoquent l’origine orientale ; notamment de la Mecque. Leur ancêtre éponyme du nom de Ki-Sia/ Kissira aurait conduit la plus importante vague migratoire qui a amené les Boo/Boko dans le Borgou. Les étapes les plus connues de cette longue et très ancienne migration sont Ilo, Bissa-Wέlε ou Boussa et Nikki.

En la mémoire de cet ancêtre éponyme Kissira et/ou celui de ses descendants, sont érigés des sanctuaires repérés à Swoala (près de Babana au Nigéria), à Morou (Commune de Ségbana), à Sakabanzi et Wenou, non loin de Nikki.

C’est d’Ilo et de Bissa-Wέlε/Busa que les Boo/Boko ont essaimé en direction des localités comme Lètè, Sokotindji, Sakabanzi, Ségbana.

De façon périodique, les populations de Ségbana célèbrent *la fête des nouvelles ignames, la Gaani, le Sanco Lokpa (la Tabaski) et Lèpoo (ramadan) ; Coso ndo* qui est une fête marquant la sortie de la nouvelle récolte de sorgho et au cours de laquelle on mange individuellement un poulet avec la pâte du sorgho ; Le Tèzou, un évènement organisé au début de l’année lunaire qui consiste à conjurer le mauvais sort à travers des jets de feu.

A l’occasion de ces grandes fêtes, une belle flopée de rythmes cultuels, initiatiques et/ou secrets sont exécutés par les communautés.

Il y a par exemple le

Le *Kobi*, danse féminine au rythme de tam-tam et des chants.

Massa, danse mixte entre les hommes et les femmes au rythme de tam-tam au cours duquel les danseurs ont leurs chaussures en mains.

Une autre merveille de Ségbana est…

*Découvrez Ségbana telle que vous ne l’avez jamais connue ici* => https://www.gouv.bj/actualite/1101/destination-benin—segbana-toujours-entendu/

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : GOGOUNOU, FORTERESSE IMPRENABLE AU CŒUR DES COLLINES DE L’ALIBORI

La ville de Gogounou, porte d’entrée dans le département de l’Alibori par le Sud, est une Commune située à plus de 615 km de Cotonou, traversée de part et d’autre, sur 45 km,  par la RNIE2 qui relie le Bénin au Niger.  Étalée sur une superficie de 4910 km2, soit 18,66% de l’ensemble de l’Alibori, Gogounou a une population estimée à plus de 120.000 habitants. Elle est limitée au Nord-Est par la Commune de Kandi, au Nord-Ouest par la Commune de Banikoara, à l’Est par la Commune de Ségbana, à l’Ouest par la Commune de Kérou, au Sud par la Commune de Bembèrèkè, au Sud-Est par la Commune de Kalalé et au Sud-Ouest par la Commune de Sinendé.

Deux interprétations, toutes héritées de la tradition orale, tentent de renseigner sur l’origine du nom « Gogounou » Pour la première source toute aussi légendaire que la seconde, la population qui occupait les lieux, s’était installée dans les grottes pour être à l’abri des agresseurs. C’est ce qui explique que l’ancien site de Gogounou soit entouré de collines, avec « mort à l’ennemi » qui tenterait de franchir ces collines, comme devise pour les populations autochtones.  Ce qui donna au village, le nom de « colline de la mort » ou en langue locale : GÒ (la mort) et GUURU (la colline) qui va devenir par altération phonétique GOGOUNOU.

La seconde interprétation est liée au boa, considéré comme un totem qui se trouvait sous une grotte. Ce qui a donné au village installé près de la grotte, le nom de la « colline du boa » : Gobani (boa fétiche) et Guuru (colline). Ce qui donne gobani n’guuru, c’est-à-dire colline du boa devenu plus tard Gogounou.

Pour ce qui relève des origines de la Commune, plusieurs sources concordantes attestent que Gogounou était connue sous le nom de Bagou Tem qui s’étendait de Sonsoro au Nord jusqu’à Dougou au Sud et faisant frontière avec le Kpably Tem (Kérou) dans l’Atacora à l’ouest. La majorité des localités de la commune est créée vers les années 1800. Les premiers occupants étaient les Baatombu, suivis des Wassangari (princes) de la dynastie Gbassi Mako descendant de l’empereur Kpégounou Dassi Kpounou, des Yaris. Le Wassangari était la première autorité du pouvoir politique traditionnel. Les Baatombu étaient des chefs, des guerriers. Dans l’Alibori, seuls les guerriers de Bagou ont fait face à l’armée française lors de la colonisation. Cette rébellion…

*Gogounou vous offre sa découverte sur* => https://www.gouv.bj/actualite/1100/destination-benin—gogounou–forteresse-imprenable-cŒur-collines-alibori/

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TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Karimama, Dendi Ganda, Immense capital touristique rehaussé par le parc W.

Bienvenue à Karimama, l’unique commune du Bénin qui a une seule entrée et une seule sortie.

Bienvenue dans la commune au cœur de laquelle se dresse majestueusement le parc W, l’une des dernières réserves de biosphère au monde.

Désignée en Gourmancthé par Kalmanman ou par Karamma en Dendi, le nom de la commune de Karimama provient du Gourmancthé et signifie étymologiquement “lieu où l’on demeure dans la paix.”

Karimama est un village créé vers le milieu du 19è siècle par les Gourmancthé venus du Burkina-Faso mais il aura fallu l’éclatement de l’empire Songhaï pour voir y venir les Dendi qui en constituent aujourd’hui l’ethnie dominante, partageant de ce fait cette subdivision du territoire béninois avec d’autres ethnies telles que les peuhl et les Gourmancthé puis dans une mesure relativement moindre avec les Haoussa,les Yorouba, les Fon, les Bariba et autres.

En dépit de la diversité des groupes socio-culturels qui la constituent, la population de Karimama vit dans une harmonie et dans une homogénéité à nulle autre pareille qu’elle tire de l’utilisation du Dendi comme langue principale de communication et d’échanges entre ses habitants.

Commune du département de l’Alibori constituant la pointe septentrionale du Bénin, Karimama représente aussi la porte d’entrée au Bénin pour les pays de l’hinterland tels que le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

De la célèbre île aux oiseaux connue pour le beau spectacle que des spécimens rares y donnent…

Une balade à Karimama vous est offerte sur=> https://www.gouv.bj/actualite/1102/destination-benin–karimama–dendi-ganda–immense-capital-touristique-rehausse-parc-w./

TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE : Pèrèrè, FIÈRE CITÉ ET SYMBOLE DE BRAVOURE  DE SAKA YERIMA.

Située dans le département du Borgou, à 513 km de Cotonou, la Commune de Pèrèrè est une ville au Nord-Est du Bénin. Un territoire réputé pour son passé fortement marqué par sa royauté et ses grands héros qui ont vaillamment lutté pour la préservation des terres ancestrales contre les envahisseurs. À telle enseigne qu’aujourd’hui, il est impossible d’aborder toute présentation de Pèrèrè, sans commencer par rendre un hommage mérité à un prince guerrier du Baru Tem nommé Saka Yérima, premier héros de l’histoire du Borgou à lever une armée de soldats équipés de flèches, à bâtir un fortin au nord de Pèrèrè, pour lutter farouchement contre les salves de l’invasion coloniale française en pays Baatombu. Un exploit réalisé vingt ans avant l’épopée Bio Guerra.

Aujourd’hui, la Commune de Pèrèrè, telle que connue, est un vaste territoire qui s’étend sur une superficie de 2017 km2 pour une population estimée à plus de 80 000 habitants. Elle est constituée de 61 villages divisées en six (06) arrondissements à savoir : Gninsy, Guinagourou, Kpané, Pébié, Sontou et Pèrèrè. Elle est limitée au Nord par la Commune de Nikki, au Sud par la Commune de Tchaourou, à l’Ouest par la Commune de N’dali, et à l’Est par le Nigéria.  Elle a un conseil municipal de 19 membres et la gouvernance locale est sous la responsabilité du Maire Abdoulaye Nouhoum Allassane.

Le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, 8 ème législature, première femme de l’histoire à ce poste, madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima,  et le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Monsieur Sacca LAFIA sont originaires de Pèrèrè.

Découvrez la fabuleuse histoire de Pèrèrè sur=> https://www.gouv.bj/actualite/1094/destination-benin—perere–fiere-cite-symbole-bravoure-saka-yerima./

Discours du Président Talon sur l’Etat de la nation

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale

Mesdames et Messieurs représentant la Nation béninoise,

C’est avec honneur et enthousiasme que je me fais à nouveau le devoir de vous entretenir sur l’état de notre Nation.

Comme vous avez pu l’observer, j’ai fait cette année, le choix d’aller au contact de nos mandants, pour leur rendre directement compte de notre parcours commun durant ces cinq dernières années.

À quelques mois de la fin du mandat qu’ils m’ont accordé pour orienter et conduire notre action commune en vue de notre épanouissement commun, c’est devant vous que je voudrais solennellement présenter la photographie de notre pays dans les domaines essentiels de notre vie en communauté.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

En dépit de la pandémie du Covid-19 qui n’a épargné aucun pays, le Bénin va plutôt bien, même si nous devons poursuivre nos efforts en vue de satisfaire l’essentiel de nos besoins de base. Quand on a été très mal et qu’on commence à aller mieux, avec la certitude d’aller bientôt très bien, n’est-il pas de bon ton d’affirmer qu’on va déjà bien ?

Non pas pour se satisfaire du peu, mais plutôt, pour entretenir, voire renforcer ce qui a permis d’aller mieux. Nous pouvons oser le dire, dans tous les domaines, notre pays tient désormais le bon bout.

L’Unité Nationale, notre Unité, qui nous caractérise depuis fort longtemps déjà, demeure aujourd’hui encore un acquis intangible qui nous permet de préserver la paix et de rétablir très vite notre concorde, quand il nous arrive par moment de nous chamailler.

Nos libertés fondamentales, compatibles avec notre vie en communauté et notre développement demeurent, elles aussi, intangibles même si nous avons dû, pour l’intérêt général, renoncer à certaines de nos faiblesses que nous confondions avec la liberté.

Le constat est de la même portée en ce qui concerne notre démocratie qui, expurgée de ses travers, nous permet désormais de ne plus laisser une minorité initiée et privilégiée, prendre en otage tout le peuple innocent et mal informé.

Au plan sécuritaire, notre protection contre le terrorisme international est satisfaisante et l’insécurité dans nos villes, nos villages et sur nos axes routiers, recule de façon significative.

Au plan sanitaire, notre indice de satisfaction demeure faible, même si le personnel dédié est désormais plus disponible. Il nous faudra encore patienter quelques temps pour constater les effets de nos efforts.

La dynamique et les investissements en cours permettront sous peu d’offrir à chacun de nous, y compris les plus démunis, une prise en charge sanitaire convenable. Notre cadre de vie est de plus en plus assaini et se modernise de manière remarquable. Nos quartiers de villes, notamment des grandes villes dans un premier temps, commencent par afficher une image plaisante et surtout propre ; ce qui n’était plus le cas depuis plusieurs décennies.

L’eau potable est désormais à la portée de deux béninois sur trois, sachant qu’avec la dynamique en cours dans ce secteur, la quasi-totalité de nos compatriotes disposera de ce bien élémentaire avant la fin de votre mandat, Monsieur le Président. Tel est l’état des lieux en ce qui concerne également l’énergie électrique.

À l’instant où je vous parle, notre pays produit par lui-même, la moitié de nos besoins actuels et sera totalement autosuffisant d’ici 18 mois. La qualité et la stabilité du courant électrique présentement distribué laissent encore à désirer en raison du sous dimensionnement et de la vétusté du réseau de distribution. Cette situation encore très préjudiciable pour le peu d’entre nous qui disposent d’une connexion électrique, ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir au vu des investissements en cours.

Quant aux autres biens de connexion que sont l’internet et le téléphone, ils demeurent un rêve pour un grand nombre de nos concitoyens et ceux d’entre nous qui en disposent ne sont pas pour autant satisfaits de la qualité du service.

Mais les travaux d’extension visibles ici et là et le retour imminent de Bénin Télécoms, tel que nous savons le faire désormais, ne manqueront pas de combler nos attentes d’ici à 2023.

S’agissant des liaisons routières entre nos régions, nos communes, nos quartiers de ville et villages, notre patrimoine a atteint un niveau d’envergure qui nous émerveille nous-mêmes.

Le rythme et la qualité des travaux en ce qui concerne aussi bien les routes revêtues que les routes en terre et les pistes rurales, permettent désormais à chacun d’avoir la certitude qu’il verra de ses yeux ce qui lui paraissait, il y a peu, comme un luxe lointain, voire improbable.

Dans le domaine des infrastructures administratives, marchandes, socio-culturelles et sportives, notre pays est en passe de disposer d’un patrimoine considérable dont le rythme de réalisation est désormais à la hauteur de nos besoins.

Dans le secteur éducatif, notre situation demeure globalement préoccupante.

Même si le taux de scolarisation de nos enfants paraît de plus en plus satisfaisant, la couverture de nos besoins en infrastructures et surtout en enseignements demeure insuffisante à tous les niveaux.

Mais notre faiblesse la plus préoccupante dans ce secteur vital pour notre présent et surtout pour notre avenir, est d’ordre structurel.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, notre système éducatif forme la plupart de nos enfants au chômage et n’offre pas à notre économie la main-d’œuvre qualifiée dont elle a besoin pour se développer et créer de la richesse.

Il urge de remédier à cela en remplaçant la majorité de nos établissements secondaires et universitaires actuels par des collèges, des lycées et des écoles supérieures techniques et professionnels.

Cette réforme est déjà engagée, Monsieur le Président.

Elle sera bientôt popularisée, sachant que des investissements massifs sont déjà en cours de mise en œuvre dans ce cadre.

En ce qui concerne notre secteur économique, c’est-à-dire l’agriculture, l’industrie, le commerce, le tourisme, l’artisanat, la production artistique, culturelle, ludique et sportive, ainsi que les services, la tendance est remarquablement haussière et résiliente.

Notre environnement économique dispose désormais des atouts permettant l’investissement national et international créateur de richesses et d’emplois.

Notre port, notre aéroport, nos routes, l’énergie électrique, l’eau, l’internet, nos infrastructures marchandes, tout cela en cours de développement et de modernisation ajouté à nos lois et règlements d’une attractivité sans pareille, sont pour nous autant de facteurs de développement économique désormais certain.

En outre, le sous-secteur des petites et moyennes entreprises, les artisans et les exploitants agricoles bénéficient depuis peu, d’importantes lignes de financement et de garantie.

Quant à l’emploi, il est à noter que le taux de chômage reste élevé malgré le grand nombre d’emplois créés dans notre pays ces dernières années, aussi bien dans le secteur public que privé.

Mais l’espoir du plein emploi est désormais permis à moyen terme, en raison de notre nouvelle dynamique globale et surtout de notre nouvelle vision éducative.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

Ce qu’il me plaît surtout de souligner pour mieux caractériser l’état de notre Nation, c’est notre nouvel état d’esprit.

En effet Monsieur le Président, il est heureux de constater que nous avons vaincu nos démons et réussi à opérer des réformes difficiles visant à changer nos habitudes.

Nous avons réussi à instaurer une gouvernance qualitative des affaires publiques axée sur l’éthique et la responsabilité.

Hier, le Bénin en proie à la corruption et à l’impunité endémique, s’illustre aujourd’hui dans une lutte implacable contre ces fléaux et le bien public est davantage respecté.

Nous avons cessé de dilapider nos ressources qui sont désormais consacrées à la construction de notre pays.

C’est le lieu pour moi de vous féliciter, mesdames et messieurs les députés, pour la part essentielle que votre institution prend dans cette œuvre de retour de la morale dans l’action publique.

En effet, il a été observé avant 2016, que le vote de certaines lois majeures comme le budget général de l’Etat ou encore la tenue de sessions extraordinaires, donnaient lieu à de honteuses transactions financières sans lesquelles le Parlement n’était pas disposé à jouer son rôle.

Ces pratiques qui n’honorent pas la démocratie sont désormais révolues et cela ne vous empêche pas de vous acquitter admirablement de votre mission. Au contraire, vous travaillez plus que par le passé.

De manière générale, le personnel politique et administratif au service de notre Nation se comporte de mieux en mieux. Nous avons globalement réussi les changements d’habitude les plus inespérés. Un nouveau vent de concorde, de progrès et d’espérance semble porter chacun de nous. Le dialogue, la recherche de consensus et la persuasion ont même trouvé place dans la mise en œuvre des réformes les plus difficiles. Cette dynamique s’illustre jusque dans le champ religieux réputé pour perpétuer les divergences. Ce fut le cas avec l’Eglise protestante méthodiste du Bénin dont la crise durait depuis une vingtaine d’années et qui aujourd’hui, a retrouvé son unité grâce à notre capacité et notre détermination collectives à relever tous les défis qui entravent notre bien-être et notre cohésion sociale.

Ce fut également le cas avec l’Union islamique du Bénin dont la cohésion a été restaurée dans les mêmes conditions. C’est dire Monsieur le Président, que notre nouvel état d’esprit nous permet désormais d’entreprendre avec confiance tous les changements et toutes les actions qui nous paraissent nécessaires à notre épanouissement commun. C’est grâce à ce nouvel état d’esprit que nous avons également entrepris de réformer notre système politique et que, malgré les heurts et les difficultés, nous sommes en passe de réussir ce challenge. C’est en effet avec ces nouvelles règles d’organisation des partis politiques et des compétitions électorales que les élections communales de mai 2020 ont eu lieu, favorisant une grande cohésion au sein des conseils communaux et augurant de fait, d’une plus grande qualité de l’action publique.

Le prochain grand rendez-vous pour éprouver ces nouvelles règles, c’est la présidentielle d’avril 2021, à l’occasion de laquelle je ne doute pas que nos compatriotes auront le choix entre plusieurs projets de société. Ce sera alors la fête de la démocratie, plus que jamais au service du développement durable de notre cher pays. Il apparaît donc clairement que la Nation béninoise s’affirme, ose et réalise des prouesses au mérite commun de l’ensemble de notre peuple.

En effet, en moins de cinq ans, nous avons compris que la construction d’une nation moderne, forte, résiliente, respectée dans le monde, passe par le travail acharné dans la rigueur, le sérieux et l’ordre.

De fait, nous avons repris confiance en nous-mêmes et nous nous sommes remis au travail avec abnégation et sérieux.

Ainsi, notre pays n’est plus un pays très pauvre à faible revenu. Il est passé en 2020, dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire.

Les effets d’un tel engagement collectif étant de plus en plus visibles, le Bénin est cité et respecté à l’international et nous avons retrouvé notre dignité.

Nous sommes un peuple de plus en plus fier et optimiste quant à son devenir, un peuple convaincu enfin, que la damnation n’est pas son sort et que les progrès qui ont été possibles ailleurs le sont également sur ses terres.

Cela, je l’ai ressenti tout au long de ma tournée de reddition de compte et je voudrais nous inviter à en faire notre viatique.

En un mot, ces années écoulées depuis 2016 marquent une réelle renaissance de notre pays.

L’ampleur de nos réalisations est telle que, plus que par le passé, nous sommes convaincus qu’à force de volonté et de détermination, tous les challenges sont à notre portée.

Désormais, nous sommes maîtres de notre destin et nous entendons bien l’assumer pour prouver à nous-mêmes ainsi qu’au monde, que nous sommes capables du meilleur. Cette détermination est appréciée par la communauté internationale qui ne cesse de nous apporter son soutien.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

C’est cette certitude de renaissance de notre pays que je souhaitais partager avec vous ainsi qu’avec l’ensemble de nos compatriotes en cette fin d’année 2020.

Je vous remercie.

COOPERATION -BÉNIN-IFC : Le Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, M. Abdoulaye BIO TCHANE en mission aux États-Unis d’Amérique

COOPERATION -BÉNIN-IFC :

Le Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, M. Abdoulaye BIO TCHANE en mission aux États-Unis d’Amérique a tenu une séance de travail ce mercredi 17 décembre 2020 avec le Vice-président de la Société Financière Internationale (IFC), M. Sergio Pimenta à l’Ambassade du Bénin à Washington, DC. Il s’agissait pour les deux personnalités de faire le point de la coopération entre le Bénin et la SFI et d’explorer les perspectives de projets futurs.

L’Ambassadeur du Bénin près les États-Unis d’Amérique, M. Jean-Claude do Régo et l’Administrateur du Groupe Afrique II à la Banque Mondiale, M. Alphonse Kouagou ont également pris part à cette rencontre.

La Société Financière Internationale (IFC) est une Institution du Groupe de la Banque Mondiale.

De gauche à droite : 1-M. Alphonse KOUAGOU,2- M. Abdoulaye BIO TCHANE, 3- M. Sergio Pimenta, 4- M. Jean-Claude do REGO